Réfléchir à ton job de rêve est sans intérêt- Blog Camille Gautry - - Optimisation de Carrière et de Recrutement | Expatriation | Retour en France

Réfléchir à ton job de rêve est sans intérêt

Il n’y a pas longtemps, j’ai reçu un email qui me proposait de rejoindre un programme d’accompagnement pour trouver mon job de rêve.

Instantanément, l’expression “Job de rêve” m’a dérangée.

Job de rêve ça sonne comme inaccessible.

Limite, ça me donnait l’impression qu’on me proposait de chercher de l’irréalisable, du trop beau pour être vrai.
Du “ça serait trop bien, mais allô, faut pas s’emballer ! En vrai, ça n’existe pas”.

Du coup je suis allée sur Google et j’ai tapé “job de rêve” pour voir ce qui remontait.

J’ai trouvé deux types d’infos : 

> Des listes de jobs insolites comme : testeur de bières, de villas de luxe, joueur de poker, goûteur de chocolat, appuyer deux fois par jour sur un bouton dans un gare … (voici un exemple de liste ICI)

Quand on lit les descriptifs, ça s’apparente à des jobs fun et bien payés.
Peu de tâches à réaliser et un salaire confortable : voici l’illustration du job de rêve qu’on nous vend.

En terme de réalisation de soi, je pense que c’est pas foufou.

Tu dois vite avoir fait le tour du poste.

> Des formations en ligne principalement, pour t’aider à trouver un échappatoire quand tu t’ennuies dans ton job.
Suivent rapidement, les mots : reconversion et entrepreneuriat.

Et là, je vais te dire : ça me pique, parce que c’est encore une invitation à poser un couvercle sur le malaise qu’on ressent.

Vite vite, fuyons les émotions négatives liées à notre insatisfaction professionnelle et allons vite chercher une émotion positive à la place.

Se dire qu’en fait, on a besoin d’un virage à 180 degrés, c’est pas mal ! C’est dynamique et ça donne la pêche, on se sent déjà mieux.

On accompagne tout ça de témoignages de personnes qui sont passées de directeur financier à pâtissier et de responsable marketing à ferronnier, pour bien enfoncer le clou et voilà un nouveau rêve de vendu.

Ce n’est pas parce que tu ne kiffes pas ton poste actuel ou ton précédent poste, que ton bonheur professionnel implique forcément un grand écart avec ta carrière actuelle.

Je trouve qu’il y’a une certaine violence dans ce raisonnement parce que ça revient à se dire : “Ce que j’ai fait jusque-là c’est nul et sans intérêt parce que ça ne me rend pas heureux(se) professionnellement. Donc, je jette tout et je recommence”.

Oui, ça a dû sens, quand tu t’essaies à l’aquarelle et que tu jettes tes brouillons.

Pas quand il s’agit de ta carrière.

Ta carrière, ce n’est pas un bloc monolithique qui se garde ou se jette comme ça.

Ta carrière, c’est toi et ta singularité dans des contextes variés.

Ces contextes : 

– soit ils t’ont permis d’activer tes talents 

– soit, ils t’ont demandés d’activer tes façons de faire et d’être, éloignés de ce qui te correspond.

Tu peux aimer ton métier mais ne pas aimer le faire dans un certain contexte.

Ce sont 2 choses qu’il est impératif de distinguer.

Sous peine de jeter le bébé avec l’eau du bain.

Je trouve ça tellement de dommage.

Ce n’est pas parce que le bonheur n’est pas au rendez-vous que tout est à jeter.

Ou qu’il faut considérer le chemin parcouru comme un échec.

> Alors quoi à la place ?

Un pas de côté.

Lever la tête du guidon pour décortiquer ta carrière.

Choisir ce que tu veux continuer et ce que tu veux arrêter.

Prendre la mesure de tout ce que tu as comme pépites en toi.

Ce n’est donc pas un job de rêve qu’il te faut, mais un poste sur-mesure.

La valeur d’un poste, l’aspect idyllique d’un poste, ce n’est pas son contenu “brut”.

C’est quand son contenu “fit” avec qui tu es.

Un poste qui épouse parfaitement ta singularité.

Mon travail avec mes client(e)s est de leur montrer la valeur des cartes qu’elles ont en main et comment les utiliser pour atteindre le poste qui correspond à leur envergure. 

Pour ça, j’ai crée le Carrière Lab qui combine plusieurs types d’accompagnements. Pour les découvrir, c’est ICI